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Système social et système de danse:
La ronde à Karpathos
par Alkis Raftis

L'étude

     Le présent article est un compte rendu sur une enquête en cours depuis 1987 au sujet de la danse traditionnelle dans l'île grecque de Karpathos. L'étude repose sur une grande série d'interviews non directives, de préférence avec des personnes agées. Elle est complétée par la recherche bibliographique, l'observation participante, la comparaison avec les îles voisines et le filmage. Les données recueillies sont classées et analysées par village, par époque, par occasion de danse (mariage, baptême, fête patronale...), par tranche d'âge, sexe, occupation... La période de référence est celle entre les années '30 et '50, avant les distorsions dues aux contacts avec le monde extérieur.

     Le but est de dégager des conclusions concernant d'une part la répartition géographique, chronologique et démographique des coutûmes de danse, et d'autre part (ce que je considère le plus important) d'élucider les rapports qui existent entre danse et société. Un livre est actuellement en préparation, un disque a déjà été publié.

     Dans les études habituelles dans le domaine de la danse, le contenu moteur (le mouvement) est le sujet qui occupe la première - et trop souvent la seule - place. Dans le présent projet, par contre, l'accent est mis sur les aspects sociaux, la place qu'occupe la danse dans la vie du groupe social, les valeurs qui s'y rattachent, la parole qui entoure et qui pénètre la danse.

     Je me limiterai ici à une tentative assez audacieuse : celle de rapprocher deux systèmes de nature très différente. D'un cotê, le rituel de la danse, et de l'autre cotê la stratification sociale et le système de transmission des biens par la dot.

     Parmi la centaine d'îles grecques habitées, Karpathos est une des plus éloignées, se situant entre la Crète et Rhodes. Elle est aussi un des endroits où la vie traditionnelle a été le mieux conservée jusqu'à une époque récente; ceci pour plusieurs raisons: elle est loin des routes maritimes, elle possède peu de ressources naturelles et peu de sites qui se prêteraient au développement touristique.

     Un autre facteur aussi important: Karpathos n'a été rattachée à l'Etat grec qu'en 1948. Depuis, la politique de nivellement culturel imposée par la capitale aux provinces, réussit à aplanir rapidement les spécificités locales. Récemment, la construction d'un aéroport et l'ouverture de routes vers les villages les plus éloignés annoncent l'invasion touristique qui se prépare.

     C'est la raison pour laquelle cette étude a aussi le caractère d'une "fouille de sauvetage", selon le terme qu'utilisent les archéologues quand ils interviennent sur un terrain avant la construction immobilière, pour emporter rapidement les vestiges dans les caves des musées.

Le système social

     Commençons par le système social et après nous passerons au système de danse, afin de voir comment le deuxième reflète le premier. La danse du village est la mise en scène de la vie du village.

     Karpathos était réputée une île prospère pendant l'Antiquité, mais dépuis les temps historiques elle a périclité. Son sol rocheux et aride, sa position géographique éloignée, les incendies et les séismes, les envahisseurs et les pirates ne pouvaient pas permettre un essor durable. Le caractère austère du paysage a marqué les habitants. Une petite société fermée, qui se reproduit dans les lieux d'immigration, qui ne fait jamais parler d'elle, sauf quand les reporters de la télévision veulent montrer des scènes de la vieille Grèce disparue.

     L'île a une forme étroite et longue, sur laquelle sont répartis les dix villages. Le village principal, où se trouvent le port, l'aérodrome et les services administratifs, se situe à l'extrémité sud. Les routes ayant été tracées récemment, les villages ont toujours vécu dans un relatif isolement. Ainsi, aujourd'hui, plus on avance vers le nord, plus les villages ont gardé les vieilles coutumes, jusqu'à Elympos, le village le plus éloigné qui est le bastion des traditions.

     Une particularité frappante parmi les coutumes est le système de la dot. C'est un système assez élaboré, dont voici les grandes lignes.

     A l'occasion de son mariage, la fille aînée reçoit en dot tout le patrimoine de sa mère. Ses soeurs sont contraintes de travailler pour elle et de vivre chez elle jusqu'à leur propre mariage. Ses parents ont fait construire une maison pour elle ou, s'ils n'ont pas les moyens, ils se retirent ailleurs en lui laissant leur maison pour habiter avec son mari. Ainsi, une fille cadette ne reçoit pas de dot, à moins de porter le même prénom qu'une tante qui n'a pas d'enfants. Porter le nom de quelqu'un de la famille, c'est être son continuateur spirituel, donc aussi son héritier matériel.

     Le patrimoine reçu par la fille aînée consiste généralement en une maison équipée, des champs de blé et des bêtes de somme, ainsi que de l'argent liquide sous forme de pièces d'or. Cet or, qui représente l'épargne des générations précédentes, elle le porte en collier sur sa poitrine, à la danse et à l'église. Elle ne se permettra jamais de vendre une de ces monnaies d'or; par contre, elle cherchera à rajouter des pièces avant de présenter le collier à sa fille aînée.

     Par analogie, le fils ainé reçoit le patrimoine de son père, à la différence près qu'il n'a pas l'obligation de fournir la maison conjugale. Une fois marié, c'est lui qui est responsable de la gestion de tous les biens de la famille et, en cas de grande difficulté, il sera contraint de vendre ses propres biens pour couvrir ses besoins. Si le fils est enfant unique, sa mère ne lui donnera pas sa propre dot, elle la gardera en attendant de la donner directement à celle de ses petites filles qui portera son nom.

     Ainsi, les biens se transmettent suivant deux lignes de filiation parallèles, la ligne des femmes étant la plus importante, puisque leurs biens ne peuvent que croître d'une génération à l'autre. C'est un système qui impose d'une part la concentration des fortunes et d'autre part leur immobilisation aux mains des femmes. Ceci est d'autant plus frappant que le système legal établi en Gréce prévoit la répartition équitable entre tous les enfants, ce qui a abouti au découpage des lots en parts infimes. Le droit coutumier de Karpathos vise par contre au maintien de quelques "grandes propriétés terriennes" au niveau du village, détenues par un petit nombre de femmes. Ce phénomène ne trouve pas d'analogie dans le reste de la Grèce.

     Selon certains chercheurs, nous nous trouvons face aux vestiges d'une société matriarchale qui a survécu jusqu'à nos jours. Cette thèse est renforcée par les études linguistiques qui ont montré que le dialecte local est le plus proche du Dorien, de l'ethnie qui a précédé les Achaiens de la période classique. En tous cas, il est difficile pour la recherche historique d'aller plus loin, vu le manque de documents sur la société de l'île avant le 20ème siècle. Ajoutons aussi que leur musique est monophonique, d'un type pré-byzantin, malgré les influences du chant byzantin pratiqué dans l'eglise. Nous avons même découvert des traces d'une forme de polyphonie archaçque.

     Passons maintenant à la fête et à la danse.

Le système de danse

     La fête à Karpathos, que cela soit à l'occasion d'un mariage, d'un baptême ou le jour du saint patron d'une église, n'est pas radicalement différente dans son déroulement des fêtes qui ont lieu ailleurs en Grèce. Chaque petite région du pays a ses spécificités qui sont importantes, mais au fond on trouve toujours une trame commune. Le témoin d'une fête à Karpathos est frappé d'abord par la solennité de l'ambiance, et ensuite par la durée de la danse.

     Les participants ne donnent pas une apparence particulièrement gaie; par moments, on se croirait à une messe. On ne retrouve pas les exclamations bruyantes des montagnards du continent, ni les coups de fusil en l'air des Crétois. Les femmes et les enfants, groupés sur un cΪté de la pièce, regardent silencieux. Les hommes, assis autour d'une grande table, chantent à tour de rΪle.

     Autour d'eux, rasant les murs, les danseurs. Le regard vague, ils se tiennent serrés par les coudes dans une ronde ouverte qui avance lentement et qui ne se dissoudra qu'à la fin de la fête, des heures ou des jours plus tard. Le corps reste droit mais les pieds bougent sans arrêt sur un rythme rapide et syncopé. Le pas est toujours le même, fait presque sur place avec des flexions sur les pointes des pieds et sur les genoux. La danse est très difficile à exécuter par ceux qui ne sont pas du village, à cause de ce balancement irrégulier que tout le cercle exécute comme un seul corps.

     Quand un danseur est fatigué après une ou plusieurs heures de danse continue, il va simplement s'asseoir, de même qu'à tout moment un danseur ou une danseuse peut entrer dans la ronde.

     Ce sont les hommes qui commencent la danse. Au début de la fête, ils chantent des vieux chants à table. Les instruments qui les accompagnent sont la "lyra" (un violon primitif à 3 cordes), la "tsambouna" (une cornemuse sans bourdon) et le luth. Les musiciens s'alternent sans interrompre la mélodie. Après les chants, ceux qui sont à table passent aux vers improvisés: chacun à son tour compose, avec une facilité incroyable des couplets inspirés par l'occasion, souvent il y a ainsi entre les hommes des conversations entières rimées.

     Puis, à un moment, quelques uns des hommes se lèvent et forment une petite ronde. C'est l'ouverture de la danse, danse très lente, presque un piétinement sur place qui s'appelle le "kato" (la "basse" danse). Plus tard, les jeunes femmes, l'une après l'autre, se joignent à la ronde. Chacune se met à la droite de l'homme qu'elle a choisi comme cavalier. Plusieurs danseuses peuvent choisir le même homme, elles sont souvent cinq ou plus à s'aligner à sa droite, mais seule la première est sa dame à proprement parler. Ainsi, un danseur avec ses danseuses constituent, selon eux, "une part de la ronde".

     Quand le cercle ouvert est garni, chacun des danseurs chante à son tour des vers improvisés louant sa dame. Puis le tempo devient rapide, c'est la danse qu'ils appellent "Pano" ("haute" danse). C'est cette danse qui occupe presque la totalité de la fête; quand ils parlent de danser, c'est à elle qu'ils pensent.

     La ronde avance lentement vers la droite et la place du meneur est toujours tenue par un homme. Il est le seul à avoir ses dames à sa gauche et le seul autorisé à faire des figures. Ces figures ne sont pas des sauts impressionnants ni des frappés des pieds par terre que l'on observe dans d'autres régions grecques. Ce sont plutΪt des variations discrètes et fines sur le rythme, qui demandent une grande sensibilité et une maîtrise parfaite du style local.

     Quand le meneur a visiblement montré ses capacités, le dernier de la chaîne se détache avec ses danseuses et vient prendre la première place. Ses danseuses sont venues à sa gauche, ainsi elles deviennent dames du danseur voisin puisque c'est lui qui les a maintenant à sa droite. De cette manière, tous les hommes passent par la place du meneur et chaque femme danse à cΪté de chacun des hommes à la longue.

     Si un danseur s'absente pour boire un verre ou pour fumer une cigarette, la chaîne se referme derrière lui, mais sa place reste vacante jusqu'à son retour. De même, une danseuse peut partir pendant un long moment, mais il serait mal vu qu'elle revienne à une autre place de la chaîne.

     J'ai présenté les éléments de base d'un système très élaboré. La description de l'ensemble des règles demanderait beaucoup plus de pages. Toutes ces règles sont implicites, les habitants du village trouvent une grande difficulté à les formuler lors des entretiens. Elles n'en sont pas moins strictes pour autant, toute infraction entraîne des réactions, qui sont de nature variable selon la situation.

     Ainsi, après la formulation des règles de conduite de danse, l'objectif de l'étude est de trouver pour chacune d'elles la raison d'être, l'importance relative, les sanctions qu'entraîne son infraction, le mode de mémorisation et de transmission, enfin tout son fonctionnement dans la vie du village.

     Dans une société traditionnelle, la parole est le véhicule privilégié, ainsi la parole de la danse donne au chercheur une richesse d'éléments complémentaires au contenu moteur.

Les rapports entre les deux sustèmes

     Voyons maintenant comment les récits des habitants révélent des rapports entre le système de la dot et le système de la danse. Ceci, bien sûr, à l'état pur des deux systèmes.

     1) Les deux voies de transmission du patrimoine (de mère en fille aînée et de père en fils aîné) font qu'au village il y a les biens qui appartiennent toujours aux hommes et ceux qui restent toujours aux mains des femmes.

     De façon analogique, les hommes et les femmes se rendent à la danse séparemment. Il est rare qu'une famille entière aille en groupe à une fête patronale ou de noces. La mère s'y rend avec sa fille aînée, les autres filles restant à la maison tant que celle-ci n'est pas mariée. D'ailleurs, aussi bien la mère que la fille peuvent y être déjà allées pour assister dans les différentes phases des préparations. Le père passe peut-être d'abord par le café pour rencontrer ses homologues; là, ils attendent qu'un petit garçon vienne les appeller quand tout sera prêt. Les jeunes hommes, plus mobiles, iront à la fête par petits groupes, puis partiront et reviendront à plusieurs reprises.

     Tout au long de la fête, comme souvent d'ailleurs dans la vie du village, les différents groupes d'âge et de statut agissent ensemble, comme un choeur de la dramaturgie antique.

     2) Le statut social est particulièrement mis en évidence par le costume. Le costume traditionnel, à l'instar du costume moderne, illustre toute l'histoire personnelle de la personne. Dès le premier regard on sait s'il s'agit d'une jeune femme ou d'une femme mariée, veuve, épouse de fermier ou de berger, en deuil,...etc. De plus près, on distingue la qualité de la broderie, le choix des couleurs, le velours importé par un frère marin. On distingue encore les mille détails de l'habit qui représentent tant d'heures pour se vêtir et tant d'années de confection.

     Pour les hommes, le costume est moins élaboré mais toujours riche en renseignements. De plus, une bonne récolte ou des moutons vendus se trahissent par plus de pièces jetées aux musiciens ou par une nouvelle piéce en or au collier de sa fille.

     Ce collier, composé de pièces d'or qui couvrent parfois son buste jusqu'à la taille, produit lors de cette danse sautillée un bruit continu qui ne cesse de rappeller à tous non seulement le statut de fille aînée mais aussi de donner une mesure de la richesse de sa famille.

     Ceci explique aussi le fait que l'aînée n'ait pas de place privilégiée dans la danse; une fois dans la ronde, elle a droit aux mêmes égards que les autres femmes.

     3) Quand, au début de la danse, chacun des danseurs improvise à son tour des vers chantant les louanges de la danseuse qui est venue à sa droite, tout le monde a l'oreille tendue. Les danseurs répètent ces vers en choeur. Ce qui ne se voit et ne s'entend pas c'est que dans les jours qui suivent la mère de la jeune femme envoie un grand gâteau qu'elle a cuit, chez le danseur qui par ses distichs a fait gagner à sa fille quelques points dans la considération du village.

     4) Les femmes mariées entrent rarement dans la ronde quand les jeunes femmes dansent. Récemment mariées, elles entrent à la demande du mari ou d'un frère. Mais plus les années passent, plus elles sont réticentes aux invitations. Elles disent que la priorité appartient aux plus jeunes qui doivent s'amuser tant qu'elles peuvent en même temps que se montrer pour trouver un mari. Plus tard, quand elles ont une fille à marier, elles ne dansent qu'en des circonstances exceptionnelles.

     Par contre, les hommes dansent presqu'autant après le mariage qu'avant. Seulement, avec l'âge ils restent moins longtemps dans la ronde. On trouve des hommes qui sont peu attirés par la danse et d'autres qui dansent beaucoup pendant toute leur vie, tandis que les femmes dansent énormément avant le mariage, mais abandonnent rapidement après.

  1. Ϊles assignés à chacun des deux sexes. Aucune place n'est interchangeable. Par exemple, aucune femme n'accepterait de prendre la première place, ni la dernière place non plus. Ou encore, c'est la jeune femme qui en entrant dans la ronde a le choix de son partenaire.

     Ce qui est à l'homme ne peut pas être à la femme, et inversement. La première place est à l'homme, mais aussi la dernière. Le choix du partenaire est à la jeune femme qui entre dans la ronde. Exceptionnellement, un homme peut inviter une femme très proche et entrer avec elle; sinon, une fois dans la ronde ce sont les dames qui le choisiront.

   6) Mais, ce que l'on ne voit pas dans une scène de danse traditionnelle est beaucoup plus important que ce que l'on y voit. Prenons le cas de la mère qui accompagne sa fille à la danse et essayons de retracer sa démarche mentale telle qu'elle se révèle par les consultations.

     Elle est assise, au départ, avec les autres femmes, sa fille à cΪté d'elle. La première chose qu'elle cherche est une "part de ronde" convenable pour sa fille. C'est que, en effet, elle ne peut pas envoyer sa fille n'importe où, la place choisie a une importance capitale. Il faut faire valoir la jeune fille au maximum, tout en minimisant les risques de ridicule ou de rejet. Pour cela, il faut prendre en compte plusieurs critères:

- Il vaut mieux être à cΪté de bons danseurs, sinon on est vite fatigué et on fait mauvaise figure.

- Il ne faut pas être dans la "part" d'un homme qui risque de provoquer des commentaires. Par exemple, si la fille va à cΪté d'un jeune homme, tout le monde va dire qu'elle le drague. De même que s'il s'agit d'un homme mûr mais qui a un fils à marier.

- Il ne faut pas non plus aller dans la part d'une famille avec laquelle on a des disputes.

    

- La jeune fille danse naturellement dans la "part de ronde" de son père ou d'un proche parent. Mais si cela se reproduit trop souvent, ceci risque d'être

interprêté comme un trop grand attachement à sa famille.

- D'autre part, la fille doit trouver un mari, et le meilleur mari possible. Ainsi, la place où elle ira se mettre constitue un geste à la fois assez voilé et perceptible par les autres femmes qui savent bien lire les signes. Par exemple, nous avons vu que la ronde, qui pour un observateur extérieur est un chaîne continue, représente pour quelqu'un du village une succession de groupes indépendants,

des "parts de ronde". Ainsi, la danseuse qui prend place à gauche d'un danseur n'est pas sa dame, mais on sait qu'elle deviendra sa dame après un tour

  1. Ϊt près du candidat choisi.

     7) Aussi, on doit respecter le statut social. Une fille aînée se doit d'épouser un fils aîné, sinon l'inégalité serait trop grande, et même de préférence le fils aîné d'une famille aussi importante que la sienne. D'autre part, pour une fille cadette de fermier, il est préférable d'épouser un jeune homme d'une famille de bergers (les fermiers ont toujours besoin des bergers, leurs produits sont complémentaires).

     Et pour terminer, c'est encore la parole, la parole chantée. Pour montrer une fois de plus les liens inséparables entre parole et mouvement: Si on ne respecte pas les règles du système de danse, c'est le système social qui va intervenir. Le premier danseur de la ronde, et parfois même un autre danseur, va composer instantanément des vers de sa réaction. La parole chantée échappe aux contraintes de la parole ordinaire. Voilà le couplet qu'a lancé une jeune femme cadette qui s'est sentie refoulée par une aînée:    

 

 

     Viens à la danse, que les gens puissent te mesurer,

     et laisse de coté ta fortune en champs de blé.

 

Alkis Raftis

 

 

 

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